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mardi 26 octobre 2010

329- Le Dernier Livre des Merveilles - Lord Dunsany


Le jeu des trois marins
Nouvelle de 11 pages in

Le Dernier Livre des Merveilles

Lord Dunsany

Ed. Terre de Brume, 2000
Traduit de l'anglais par Anne-Syvie Homassel

Lord Dunsany : Edward John Moreton Drax Plunkett, d'origine Irlandaise, naît à Londres en 1878 et meurt en 1957. Son oeuvre est aux sources de la mythologie celtique, mais aussi du merveilleux et du fantastique.

Dans le recueil Le Dernier Livre des Merveilles, http://www.noosfere.org on peut y lire 19 nouvelles et parmi elles de jolies trouvailles !

La nouvelle Le jeu des Trois Marins The Three Sailors' Gambit, l'auteur nous offre quelques parties d'échecs ... Nos marins, même si apparemment ils ne connaissent pas trop les règles du jeu, sont cependant les plus forts quand ils sont tous les trois, même lorsqu'ils rencontrent le fameux Stavlokratz, un des meilleurs joueurs au monde. "Ils jouaient en fait le fameux coup des Trois Marins (...) leur extraordinaire gambit - (appris) peut-être en quelque ancienne dépendance espagnole ...

dimanche 25 octobre 2009

298- Les Fous de Scarron - Poslaniec




Les Fous de Scarron
Christian Poslaniec

LCE, Le Masque, n°1998, 1990

Prix du roman policier du festival de Cognac 1990.

"Aaargh!" Voilà comment l'interlocuteur inconnu de François Bergoff a conclu la conversation téléphonique où il n'a eu que le temps de lui demander s'il connaissait Scarron.
Pourquoi diable un enseignant en communication porté sur le calembour devrait-il être particulièrement familier de Scarron et du Roman comique...
Mystère. Un mystère qui s'épaissit encore un peu plus lorsqu'il s'avère que, depuis quelques mois, les spécialistes et amateurs de Scarron meurent comme des mouches...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Scarron

le livre de Scarron tome 2 numérisé

Le roman nous emmène dans l'univers de Scarron, écrivain contemporain de Louis XIII pour un roman intitulé Le roman comique. Quelques poèmes de Scarron habillent le livre, quelquefois un tantinet rigolo :
Ragotin tout nud, dans une touffe de rofiers, ou la frayeur l'a conduit, en est retiré avec forces claques fur les feffes. Ragotin mené pour fou, nud & lié, fur une charette, tombe dans un bourbier ou on le faiffe.

Des énigmes tissent la trame du roman, prétexte aussi de visite dans quelques lieux historiques, en particulier le château de Vernie (Département de la Sarthe, non loin de Domfront http://www.lescoudreaux.fr/alentours/sites-monuments.php).

Du jeu d'échecs, ah oui, c'est vrai, parlons-en un tout petit peu dans ce roman... Page 71 : Echec et mat ! Autant renoncer tout de suite. Et quelques petits mots par ci, par là damer le pion... Ou osons ajouter page 92 - Non, c'est pour que tu joues aux dames avec les demoiselles...

http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/auteurs/fiche-auteur.php?codeauteur=602

dimanche 12 juillet 2009

281- Expo à la médiathèque de Guer 19 mars 2008



LA MEDIATHEQUE DE GUER
expo Echecs - mars 2008

« Les pièces de l'échiquier étaient impitoyables. Elles le retenaient, elles l'absorbaient. Il y avait de l'horreur en cela, mais aussi une harmonie unique. Car, qu'y a-t-il dans le monde, à part les échecs ? »
Vladimir Nabokov

La finale des CHAMPIONNATS ACADEMIQUES D'ECHECS
(écoles et lycées des quatre départements bretons)
s'est déroulé le 19 mars 2008 à la Salle de La GARE à GUER
Sept rondes de 16 mn à la pendule.

Bravo à la municipalité de Guer et en particulier à M. Gonny, d'avoir permis à près de 2OO joueurs de collèges et lycées de jouer la finale académique bretonne dans cette belle salle de la Gare!

"La médiathèque s'associe à cet évènement en proposant une sélection de livres, films, musique sur le thème du jeu d'échecs."
Belle initiative !
http://mediathequedeguer.hautetfort.com/

samedi 4 avril 2009

202- Le livre du jeu d'échecs - De Cessoles


Le livre du jeu d'échecs
Jacques de Cessoles.
Stock Moyen Age 1995.
Ou la société idéale au Moyen Age, XIIIème siècle.
Moine sans doute italien, utilise l'allégorie échiquéenne comme support de propagande à l'image d'un prédécesseur Jean de Galles.

Liber de Moribus hominum vel officiis nobilium sive super ludo scacchorum ( Le Livre des moeurs des hommes et des devoirs des nobles ou Livre des Echecs)
La reine, "... en général, la nature de ces dernières (les femmes) est de ne pas savoir garder un secret..." était restreinte dans ses déplacements sur l'échiquier" "... en raison de la fragilité physique des femmes, elles ne sont pas aptes au combat..."
Les Alphins, nos Fous anciens, représentent les juges, dont le rôle est de conseiller le roi, d'établir les lois... en vue des bonnes moeurs... Page 181 :<<>>
L'échiquier représente la "ville de Babylone dans laquelle le jeu d'échecs fut inventée", "le peuple, avant le début des combats, est placé face à des cases vides, de manière à se préoccuper de ses devoirs..." "...que l'homme du peuple apprenne d'abord à parler quand il veut participer à une assemblée. Il arrive souvent que celui qui cherche à être plus que lui-même devienne moins que lui-même..."
et 1. Le jeu d'échecs vu par Jean de Galles "Ce monde est tout entier représenté par un échiquier quadrillé de blanc et de noir, cela en raison de la double condition de la vie et de la mort, de la grâce et de la faute". "Les alphins sont des évêques cornus..."
2. Le jeu d'échecs dans les Gesta Romanorum "Trés chers, ces alphins,... représentent les sages de ce monde qui possèdent trois qualités : l'entendement, la raison et le courage... mais ils s'en éloignent en descendant par la jactance et la fourberie humaines. C'est pourquoi ils se déplacent en biais de trois cases, ce qui signifient les gloutons...
3. Le jeu d'échecs médiéval
"Ce n'est qu'à la fin du Moyen-Age que les échecs... connaissent leur grande révolution avec le développement considérable des pouvoirs de la reine et de l'alphin, désormais appelé fou."

jeudi 21 août 2008

105- Jeu de Dames, Eloi d'Amerval, Poe, Dard


Quelques écrits sur le jeu de dames...


1508 - Livre de deablerie - Éloi d'Amerval - Imprimé à Paris
Plus ancienne référence découverte sur le jeu de dames...
"A quelque beau jeu gracieux,
Qui de soy n'est pas vicieux
Comme au jeu d'echecz ou des dames,
Qui sont beaulx jeux, non pas infames,
Et jeux sans sort, cela s'entent..."

1840-45 - Histoires extraordinaires - Edgar Allan Poe
Préface à l'histoire "Double assassinat dans la rue Morgue"
"Car, en somme, tout calcul n'est pas en soi une analyse. Un joueur d'échecs, par exemple, fait fort bien l'un sans l'autre. (...).
Je prends donc cette occasion de proclamer que la haute puissance de la réflexion est bien plus activement et plus profitablement exploitée par le modeste jeu de dames que par toute la laborieuse futilité des échecs. Dans ce dernier jeu, où les pièces sont douées de mouvements divers et bizarres, et représentent des valeurs diverses et variées, la complexité est prise - erreur fort commune - pour de la profondeur. L'attention y est puissamment mise en jeu. Si elle se relâche d'un instant, on commet une erreur, d'où il résulte une perte ou une défaite. Contre les mouvements possibles sont non seulement variés, mais inégaux en puissance, les chances de pareilles erreurs sont très multipliées ; et dans neuf cas sur dix, c'est le joueur le plus attentif qui gagne et non pas le plus habile. Dans les dames, au contraire, où le mouvement est simple dans son espèce et ne subit que peu de variations, les possibilités d'inadvertance sont beaucoup moindres, et l'attention n'étant pas absolument et entièrement accaparée, tous les avantages remportés par chacun des joueurs ne peuvent être remportés que par une perspicacité supérieure.
Pour laisser là ces abstractions, supposons un jeu de dames où la totalité des pièces soit réduite à quatre dames, et où naturellement il n' ait pas lieu de s'attendre à des étourderies. Il est évident qu'ici la victoire ne peut être décidée, - les deux parties étant absolument égales, - que par une tactique habile, résultat de quelque puissant effort de l'intellect. Privé des ressources ordinaires, l'analyste entre dans l'esprit de son adversaire, s'identifie avec lui, et souvent découvre d'un seul coup d'oeil l'unique moyen - un moyen quelquefois absurdement simple - de l'attirer dans une faute ou de le précipiter dans un faux calcul."

1965 - San Antonio, Vas-y Béru ! - Frédéric Dard - Fleuve noir
Où Béru montre qu'il est grand connaisseur du jeu de dames...
"...Béru joue son deuxième pion. La meringue doit le lui prendre!
C'est obligatoire! Les tablettes de la fédération de piccol'dames sont formelles.
La mort dans l'âme il cueille ce prisonnier qui précipite sa perte.
Vlan! Vlan! et Vlan! Le pied du petit verre constituant la dame de Béru frappe du talon sur trois cases, enjambant les dernières forces de La Meringue. Le Mastar bouffe la dame, pique un second pion et, ô comble de la maléfique stratégie béruréenne, vient barrer tout accès au misérable petit dernier. C'est la reddition sans condition!"

lundi 11 août 2008

55- Echiquiers d'encre - Etudes S/D Berchtold

Echiquiers d'encre
S/D. Jacques Berchtold - 1998 - Drop


Pavé de 600 pages, paraît assez onéreux à l'achat mais pour qui est intéressé par les multiples facettes du jeu d'échecs dans la littérature se régale.
prologue de George Steiner, "La mort des Rois", réflexions sur les trois activités intellectuelles où l'on retrouve les enfants précoces : la musique, les mathématiques et les échecs !, idées sur Yeats, Ellison, Nabokov...
introduction de Jacques Berthold, annonçant le travail d'équipe amenant ce livre, en particulier des réflexions sur le symbolisme du jeu d'échecs. Beaucoup de notes renvoyant à des auteurs et écrits autour du jeu d'échecs.
I- Disposition des enjeux : Descartes (Cogito) Mallarmé, De Saussure, Wittgenstein
II- Ouverture Littérature et Jeu d'échecs (1836-1907) : Poe, Arrigo Boito (Le Fou noir) , Lewis Carroll (De l'autre côté du miroir), Hardy, Proust, Barnes, Yeats (Deirdre).
III- Milieu de partie Littérature et Jeu d'échecs (1921-1945) : Segalen (René Leys), Bontempelli (La scacchiera davanti allo specchio), Nabokov (La défense Loujine), Roussel et Caissa, Beckett (Murphy), Zweig (Le joueur d'échecs), Gracq (Un beau ténébreux).
IV- Fin de partie Littérature et Jeu d'échecs (1949-1993) : Faulkner (Le gambit du Cavalier), Borges (Ajedrez), Hergé (Tintin au Tibet), Cortàzar (Marelle), Roubaud (/jeu de go), Ouologuem (Le devoir de violence), Caillois (Cases d'un échiquier), Calvino (Les Villes invisibles), Gary (Europa), Perec (La vie mode d'emploi), Dürrenmatt, Arrabal (La Tour prends garde), Séry (Le maître et le scorpion), Maurensig (La variante di Lûneburg).
V- Échiquiers sur pellicule : deux essais, La Fièvre des échecs de Poudovkine (1925) et le Septième Sceau d'Ingmar Bergman (1957)
et 32 études - pour 32 pièces d'ébène et d'ivoire. Qui plus est, agrémentés de quelques images échiquéennes.